Experts en carton

Publié le par Richard Lecocq

La défense a donc déclaré hier ne plus soutenir la thèse de l’auto-ingestion : Michael Jackson ne s’est pas administré lui-même la dose fatale de Propofol qui a eu raison de lui le 25 juin 2009. Lorsque les avocats de Murray avaient annoncé cette possibilité il y a plusieurs mois, beaucoup y voyaient un exercice de cynisme. Mais aujourd’hui, en constatant que cette tentative se solde par un échec, c’est à se demander si, dès le départ, leur dossier n’a pas été monté de travers. En effet, comment défendre la thèse de l’auto-administration lorsque le procureur David Walgren présente une récente étude démontrant que le Propofol ingéré de façon orale a des « effets insignifiants » ?

 

Est-ce que Murray et ses avocats se sont réellement concertés avant de préparer leur défense ? Est-ce que le docteur connaissait toutes les spécificités du Propofol et les résultats des dernières recherches à son sujet ? Un médecin averti en vaut deux, et une totale connaissance du produit et se des effets l’aurait incité à orienter les arguments de défense vers des points plus sûrs.

 

Mais oubliez, le Propofol… C’est la faute du Lorazepam : Michael Jackson en aurait avalé plusieurs pilules alors qu’il tentait désespérément de s’endormir. En ajoutant les injections effectuées au pif par Murray, le corps du Roi de la Pop n’a pas digéré un cocktail forcément explosif. Rien de neuf depuis le 25 juin 2009. Le dossier tourne en rond, et les évidences font le reste. La défense reste peu convaincante, et la condamnation possible reste de toute façon tellement dérisoire… Car même rayé de l’ordre des médecins, Murray peut bien entendu se réinventer en écrivain qui ferait passer le biographe-trash Ian Halperin pour Mon Petit Poney…

 

Richard Lecocq

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