Combien ?

Publié le par Richard Lecocq

Combien d’images gratuites, qui ne résoudront aucune question, devrons-nous supporter ? Combien de personnes assoiffées par l’appât du gain ont réussi à approcher Michael Jackson et ainsi souillé le privilège de croiser sa route en portant sur lui les pires accusations ? Combien de millions de dollars ont poussé certains de ses conseillers et « amis » à délibérément conspirer contre lui pendant tant d’années ? Combien de journalistes blancs continueront de renier ou de minorer l’héritage majeur laissé par cet artiste noir ? Combien de fois allons-nous subir les écarts non seulement de sa famille mais aussi de ses proches en échange d’une poignée de billets ?

 

Au final, ce procès contre le docteur Murray est tristement prévisible. Les documents présentés par le procureur David Walgren lors de la première audience étaient en fait des « teasers ». Depuis hier, il nous livre le plat de résistance. A une époque, les fans de Jackson craignaient découvrir les photos de ses parties génitales prises dans le cadre de l’affaire Chandler en 93. Mais Walgren a fait plus fort en livrant carte sur table la pièce la plus horrible, morbide et triste de son dossier. Dans quel but ?...

 

« Heureusement », peut-on se dire, « ses parties génitales sont cachées par un bandeau noir ». « Protégez sa pudeur mais déballez son intimité » : voilà le message derrière ce cliché. Ce n’est rien d’autre qu’une tentative de marquer le « respect » et de s’accrocher à la décence alors que la ligne de la honte a été franchie depuis des lustres. En effet, depuis combien de temps le monde a cessé de respecter Michael Jackson ? Son retour en grâce dans les colonnes des 4 coins du monde au lendemain de sa disparition était soit sincère, soit calqué sur une ligne éditoriale guidée par la « pensée unique ». Les médias, perdus dans les méandres de l’hypocrisie et de la frilosité (en agissant ainsi ils protègent leurs bilans financiers et tentent de survivre) ont tout intérêt à jouer sur cette ambigüité. : « Détruis ce que tu as tant aimé ». Plus que jamais…

 

 

Richard Lecocq

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