Retrouvez-moi ce samedi 11 février à la 16ème foire Disques et BD de Limay (78) pour une séance de dédicaces !
Retrouvez-moi ce samedi 11 février à la 16ème foire Disques et BD de Limay (78) pour une séance de dédicaces !
Bonjour à tous,
Retrouvez moi ce weekend sur Le Mouv' aux côtés d'Olivier Cachin et de Sandrine Vendel dans La Collection Privée.
Au programme, une sélection de chansons et de titres rares de Michael Jackson ;)
Sony Music, MJ data bank et Le Mouv' vous proposeront également de gagner des CD Deluxe-Edition "Michael Jackson Immortal" .
L'émission sera diffusée le samedi 03 décembre de 12h à 14h et le dimanche 04 décembre de 21h à 23h.
Bonne écoute !
Richard Lecocq
Il y a des jours où certaines paroles réussissent à nous faire oublier – pendant un instant – certaines injustices. Hier, le juge Pastor en a fait une éclatante démonstration. Depuis sa condamnation prononcée le 7 novembre dernier, Conrad Murray passe ses journées dans une prison de Los Angeles, dans l’attente des détails de sa sentence. Depuis hier, il est fixé. Son visage toujours aussi blême, il a écouté, sans mot dire, les propos des deux parties puis ceux du juge. Mais l’éventuel soupçon de compassion qui pouvait encore survivre dans l’esprit de celles et ceux qui tentaient de le voir comme un « bouc émissaire » s’est envolé depuis bien longtemps. Pendant cette dernière séance, le juge Pastor a invité Murray à prendre la parole s’il le désirait. Son avocat s’est empressé de signaler que son client ne le souhaitait pas. Pastor a alors fait remarquer qu’il avait bien compris que Murray préférait rester silencieux devant la Cour Supérieure de Los Angeles mais n’avait pas hésité à bavarder longuement devant les caméras d’une émission de télé-réalité à sa gloire. Encore une fois, l’appât du gain et la vanité ont tiré une balle dans le pied du maudit docteur.
L’annonce de cette sentence n’avait rien à envier aux tragédies grecques ou aux comédies satiriques. Les propos tenus par Ed Chernoff, l’avocat de Murray, relevaient de l’actor’s studio : « comment effacer toutes ses bonnes actions passées et ne juger que l’épisode du 25 juin ? » s’est-il exclamé. Désespéré et usant de ressorts dramatiques à la limite dé l’indécence et d’un certain comique (un mélange qui met mal à l’aise…), le camp Murray a sorti son ultime numéro de pleurnicherie. En vain…
Le juge Pastor a très bien joué son rôle hier. Il a laissé les deux parties s’exprimer, avant de se lancer dans la présentation de la sentence. Son discours est vite apparu comme un exercice de style de haut niveau, une démonstration. Avec une progression fulgurante qui a confronté Murray à ses actes de la façon la plus censée et humaine possible, Pastor a passé en revue les manquements du cupide médecin. Le documentaire diffusé quelques jours après le verdict a forcément laissé un goût amer dans la bouche du juge. Ce dernier en a retenu cette phrase de Murray : « je ne me sens pas coupable car je n’ai rien fait de mal ». Choqué et estomaqué par ces propos, Pastor a violemment dénoncé « le manque de remords et de culpabilité » de l’accusé : « il est et reste dangereux », a-t-il déclaré sans ambages, probablement en réponse à l’avocat du praticien qui continuait de louer ses « services rendus à la communauté »…
Mais Pastor avait sous le coude un lot de citations qui lui ouvraient un boulevard pour appuyer son argumentation et sa décision. La sentence de 4 ans de prison ferme n’est pas tombée par hasard. Il n’a ressenti aucune compassion et trouvé aucune circonstance atténuante à cet homme grassement payé (150 000 dollars par mois) qui a tenté d’inverser les rôles en accusant Jackson de « l’avoir piégé ». « Pardon ?! Il veut blâmer la victime ? », s’est estomaqué le juge. « Non seulement il n’exprime aucun remords, mais en plus il se montre outrancier envers le défunt ».
Dans cette histoire, le cynisme a tenu le haut de l’affiche. Tous les standards ont explosé et, au passage, Murray s’est lancé dans un
exercice que Pastor qualifie de « médecine expérimentale ». Sauf que Jackson n’était pas un cobaye : « le fait que Murray participe à cela ne l’excuse en rien et ne diminue en
rien sa punition », a conclu le juge. « Dr Murray aurait très bien pu refuser de traiter Jackson en disant non, comme d’autres avant lui l’ont fait ».
Cerise sur le gâteau : les enregistrements de Jackson sous l’effet des médicaments réalisés par Murray. Au-delà du non respect du serment d’Hippocrate, cette triste manœuvre soulève des
questions élémentaires d’éthique et de respect. Pastor ne s’en est visiblement pas remis : « Je me le suis demandé à plusieurs reprises : pourquoi cela s’est produit, et pour
quelles raisons ? ». L’hypothèse la plus logique, compte tenu des dernières exploits de Murray qui a tout de même travaillé pendant 2 ans sur une émission de télé-réalité, voudrait que
ces conversations fassent office, selon les termes de Pastor, de « police d’assurance ». Le docteur gardait dans sa sacoche des documents pour faire chanter son célèbre patient en cas
de rupture de contrat. Si les masques sont tombés depuis longtemps, le juge s’est contenté d’épingler celui du coupable sur le
mur de la salle d'audience. Mais il n’y a décidément aucune gloire à tirer de ce triste épisode, et le juge l’a bien fait comprendre
également. Et au final, le cirque continue : à l’annonce de la sentence, les abords du tribunal se sont transformés en piste de danse improvisée… La décence n’a de valeur que si elle est
partagée par les deux camps. Repose en paix, Michael… Tu nous manques tant.
Richard Lecocq
Même si le verdict d’hier soir confirme la culpabilité de Conrad Murray, difficile de se dire que le dossier est classé. Voilà, c’est fini. La sentence est tombée est chacun est invité à vaquer à ses occupations.
C’est quand même un peu facile. Ce verdict ne peut contenter celles et ceux qui ont suivi le dossier depuis le début. Cette affaire ne sera, en fait, jamais réglée. Une fois sa peine purgée (qui peut garantir que Murray restera 4 ans derrière les barreaux ?), Murray trouvera une nouvelle vie. Michael Jackson non.
Même lorsqu’il sera mort, le nom de Murray restera associé aux dernières minutes de Jackson, tout comme Mark Chapman et John Lennon. L’histoire regorge de bourreaux psychopathes, incompétents, fausses-vraies victimes. Mais à chaque bourreau sa victime bien réelle.
Michael Jackson, condamné à la dépendance médicamenteuse depuis qu’il a atteint le sommet du monde, est définitivement parti trop tôt. Personne ne sait quand sonne l’heure de son départ, mais de façon intuitive, nous sentons lorsque cela arrive bien trop tôt. Michael Jackson avait encore tellement à donner à ce monde. Une star et un père de famille se sont éteints.
La justice fait certes son travail, mais la loi ne nous protège qu’après la guerre… Que ce soit à Los Angeles où à Bellegarde, dans le voisinage de la petite Océane retrouvée morte dimanche matin, une certaine injustice qui, évidemment, nous dépasse tous, ne cesse de roder…
Richard Lecocq
Les dernières audiences auront permis de constater une fois de plus la faiblesse de la défense. Murray décide donc de ne pas témoigner (tiens, tiens...), un des témoins clé convoqué par ses avocats s’est fait démonté « comme il faut » par le procureur, David Walgren, et, finalement, l’ultime témoin, une experte censée soutenir la thèse de l’auto-ingestion de Propofol, ne viendra pas devant la barre. Le procès de 2005, pour celles et ceux qui l’ont suivi de près (je ne parle pas des journalistes qui l’ont jugé sans en connaître le moindre détail) ressemblait à une énorme farce. Celui du Dr Murray suit les mêmes traces.
Le verdict ne devrait pas être une grande surprise. Si Murray est condamné, difficile de dire que justice sera faite. 4 ans pour couvrir toute une organisation qui a sciemment négligé les intérêts de Jackson, ce n’est rien. AEG a réussi à passer entre les gouttes. Reste à savoir jusqu’où ira la procédure entamée par Katherine Jackson contre le géant du spectacle…
Aujourd’hui, les fans du Roi de la Pop et celles et ceux qui lui témoignent de la sympathie ont le ventre noué. L’attente d’un verdict est toujours un moment difficile. Nous sommes déjà passés par là. Quelle que soit la décision des jurés, restons dignes. Pas ou plus de violence gratuite, d’actes déraisonnables. Un fan a été exclu du tribunal hier après avoir crié « Meurtrier ! » lorsqu’il a vu Murray dans un couloir. Inutile de transformer en violence ce que nous savons déjà. Donnons tort aux médias qui ne voient les fans que comme de doux illuminés. Comme l’avait dit MJ : « les mensonges courent des sprints, la vérité court des marathons ». La diplomatie et le bon sens seront notre souffle et nos poumons.
Richard Lecocq